Pure Montagne Resort & Spa
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La Vésubie, « Camp de base » du Chevalier Victor de Cessole (1859-1941)

Le chevalier Victor de Cessole naît à Nice en 1859. Cet érudit, passionné de botanique, de minéralogie et de photographie, s’inscrit au Club Alpin Français en 1889 et découvre la beauté et la majesté des sommets à la Madone des Fenestres, sur les hauteurs de Saint Martin Vésubie.

Il va consacrer toute sa vie à démocratiser la montagne. A la belle saison, il parcourt l’arrière-pays niçois à la découverte de ses villages, de ses traditions, il arpente les montagnes du Mentonnais et du Boréon.
La montagne appartient alors aux militaires et est souvent l’otage de tensions diplomatiques entre la France et l’Italie surtout dans les Alpes-Maritimes. Cessole et le Club Alpin finissent toutefois par être reconnus et acceptés des deux côtés de la frontière, en associant les militaires à ses initiatives et découvertes.

Il partira ainsi à l’assaut des plus hauts sommets des Alpes-Maritimes et de l’Argentera, il ouvrira des premières voies avant de se tourner vers les cimes des Alpes.

Cessole raconte ses expéditions au travers d’articles et de photographies des sommets de la Vésubie et du Mercantour, de leurs villages. Il se lie d’amitié avec les célébrités de l’alpinisme. Il multiple les initiatives pour ouvrir la montagne au public. Conférences, sorties collectives contribuent à sensibiliser les citadins. Les excursions scolaires font découvrir le goût de l’effort et les merveilles de la nature aux adolescents. Il ouvre de nombreux refuges en Vésubie, Gordolasque, Tinée, et Boréon.

Grâce à l’expérience acquise dans les hautes Alpes, il s’attaque à la période hivernale en Tinée et en Vésubie. L’hiver et la neige ne constituent plus pour lui un obstacle insurmontable, mais plutôt un nouveau défi que le montagnard doit résoudre pour jouir de la montagne toute l’année.

Il lance les premiers « sports d’hiver » en 1909 avec l’organisation de concours de ski au col de Turini « Camp d’Argent », avec l’aide du champion norvégien Durban Hansen, du Suisse Junod et des Chasseurs alpins qui y ont leurs casernements.

La conséquence de la « démocratisation » de la montagne est l’augmentation du nombre de randonneurs. Le désenclavement des villages par l’ouverture des routes draine un public peu éduqué ou peu conscient de la fragilité du milieu naturel. Soucieux de préserver les plantes endémiques, Cessole se bat pour que soit interdite la cueillette des fleurs en montagne. Il défend pour se faire la randonnée accompagnée par des guides locaux, en s’inspirant de la compagnie des guides de Chamonix créée en 1821.

À la fin des années 1920, la technique de l’escalade se perfectionne avec les espadrilles, les pitons et les mousquetons introduits dans le massif des Alpes-Maritimes par les sportifs italiens. Les voies se multiplient, plus aériennes, plus risquées. Pour sécuriser cet alpinisme en plein essor, Cessole sera le précurseur des premiers secours en montagne dès 1930.

Cessole force l’admiration dans le milieu de l’alpinisme. Pour lui rendre hommage, un pic de 2 915 m d’altitude dans le Mercantour, gravi par ce dernier en 1901, porte aujourd’hui son nom.

Cette culture de la montagne a présidé à la conception de notre Resort, à nos envies et à nos choix. Chaque appartement rend hommage à ses aventures alpines.